Le burnout partie 2 : burnout et dépression

Le Burn out contrairement à la dépression n’appartient pas à la catégorie des maladies.

En revanche, le syndrome dépressif est caractérisé par des symptômes cliniques identifiés et précis.

Contrairement au Burn out, la dépression est inscrite dans la classification internationale des maladies et le DSM-V (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux américain).

Nous allons voir les différences et les similitudes du Burn out et de la dépression :

1 – La dépression

La dépression, contrairement au Burn out est reconnue car elle englobe tout l’individu. La sphère sociale, familiale, professionnelle et affective sera impactée.

Les patients expriment une fatigue intense, une tristesse profonde, une perte de plaisir et d’intérêt, un fort sentiment de dévalorisation qui s’accompagne de grandes difficultés de concentration.

Contrairement à un épisode de tristesse passagère « le coup de déprime », l’épisode dépressif majeur (EDM) perdure au-delà de 15 jours sans rémission de l’humeur malgré les stimulations de l’extérieur. Il peut conduire à l’isolement de la personne voire jusqu’au suicide.

2 – Le Burnout

Extrait tiré de la Santé publique France :

” Le burnout ou épuisement professionnel est caractérisé comme un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’une exposition à des situations de travail émotionnellement exigeantes.

Le syndrome inclut trois dimensions classiquement mesurées par le questionnaire Maslach Burnout Inventory [MBI] :

« L’épuisement, à la fois physique et psychique ; la dépersonnalisation (ou cynisme), se traduisant par un retrait et une indifférence vis-à-vis du travail, et enfin, la perte d’efficacité au travail et la dévalorisation de soi. »

Le Burnout touche de plus en plus d’individus dans nos sociétés d’aujourd’hui.

On note principalement un état dépressif consécutif à un épuisement professionnel et une addiction comme solution à la souffrance, en étayage, comme moyen de défense.

Une fatigue chronique (un épuisement total), l’accumulation de stress, une mauvaise alimentation, un mauvais sommeil fatiguent l’organisme.

Contrairement à la dépression, le Burnout impacte exclusivement la sphère du travail jusqu’à l’épuisement.

La perte d’intérêt concerne principalement les projets professionnels. On note un désengagement soudain.

3 – Similitudes

L’oubli, systématique, de conditions favorables à une bonne organisation de travail. Celles-ci peuvent provoquer la dégradation des relations au travail ou bien autoriser une nature de travail compulsive.

En effet, l’épuisement professionnel et le harcèlement se traduisent tous deux par des phases de grands stress avec des risques de dépression importants.

Il faut également savoir que plus le burnout est marqué, plus le risque de développer une dépression est fort.

Attention, le Burnout est différent de la dépression. Le syndrome d’épuisement professionnel, comme son nom l’indique, est lié au travail.

 En revanche la dépression peut être liée à des soucis familiaux ou amicaux (même si elle peut avoir des conséquences sur votre vie professionnelle). Cependant, le Burn out a souvent des conséquences sur la vie personnelle.

4 – Différences

Dans la dépression comme le burn-out, la pathologie s’installe dans une chronicité progressivement.

Cependant, dans le burn-out, on remarque souvent une décompensation, un coup d’arrêt brutal, contrairement à la dépression où l’affaiblissement des ressources se poursuit jusqu’à ce que la détresse conduise le sujet ou son entourage à demander de l’aide.

Certains cliniciens considèrent que l’insomnie est, chez le dépressif, une tentative du psychisme pour lutter contre la maladie, tandis que chez le patient en burn-out, elle conclut l’explosion symptomatique : le repos n’est alors plus possible.

Dans le burnout, le patient a le sentiment d’être à bout de force, ces ressources cognitives se sont consumées et produire un effort est devenu impossible même si la lutte interne pour y parvenir se poursuit longtemps.

Irritabilité prononcée, colères explosives, crises de larmes, hébétude, panique et découragement s’entremêlent pour modeler un délétère sentiment de handicap.

Pour la dépression on évoque souvent l’humeur dépressive comme un élément diagnostic.

Ce n’est pas une simple tristesse qui dure mais une intense douleur morale, une altération de l’estime de soi-même (parfois extrêmes) un abattement qui s’exprime mentalement et physiquement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *